L'Association Vélo remercie Patrick Olivéro

qui nous autorise à diffuser cette synthèse sur notre site

Nous remercions également tous les Toulousains cyclistes ou non cyclistes qui ont répondu au questionnaire

 

projet centaur
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Résumé des principaux résultats obtenus dans l'enquête Vélo, réalisée par la ZELT au titre du projet CENTAUR en mai et juin 1998

L'enquête a été réalisée en mai et juin 1998, par envoi postal ou distribution de 1864 questionnaires (le formulaire d'enquête est annexé à la brochure présentant les résultats). La cible visée concernait à la fois des cyclistes pratiquants et non pratiquants.

Le taux de réponse est remarquable pour ce type d'enquête, et pour un questionnaire de cette importance (60 questions) : 56 %, soit 1045 réponses exploitables.

Les résultats se présentent sous la forme de deux brochures :

Construction de l'échantillon

Pour toute enquête de ce type, on est confronté à la problématique suivante : ou bien on recherche une stratification (âge, CSP, sexe, etc.) proche de celle de la population totale ; ou bien on construit des catégories spécifiques au problème posé, en privilégiant les caractéristiques qui assurent une adhérence optimale à ce problème.

On a choisi ici la deuxième solution, en construisant un échantillon qui comprend 66% de cyclistes pratiquants.

Cet échantillon comporte 40 % de membres d'associations de cyclistes. Le risque existait d'un biais " partisan ". Ce n'a pas été le cas ; à titre d'exemple : sur une question aussi sensible que l'opinion sur les efforts entrepris ces dernières année à Toulouse pour les vélos, les membres des associations ont un avis plus favorable que la population à caractéristiques aléatoires.

L'échantillon comporte également 18 % de personnes qui sont des employés de la Mairie de Toulouse. Il nous a semblé important de disposer dans l'échantillon d'un nombre significatif de personnes dont on peut supposer qu'elles ont une sensibilité plus forte que la moyenne aux questions techniques et économiques. Il est important de souligner que les agents du service Circulation ont volontairement été exclus de l'échantillon, pour éviter tout risque d'un biais " partisan ". Le sous-échantillon des employés de la Mairie a manifesté sa spécificité forte lorsque des questions relatives au coût des aménagements pour les vélos, ou à leur faisabilité technique, étaient abordées. On doit reconnaître également que, sur toutes les questions touchant aux aménagements existants, cette population avance des opinions généralement plus favorables que la moyenne, sans que ce décalage soit excessif, ni susceptible de fausser les résultats globaux.

Le reste de l'échantillon (42 %) est constitué par des personnes dont les caractéristiques sont a priori aléatoires.

Il est satisfaisant de constater que cet échantillonnage a " bien fonctionné ", puisque les réponses de la population " aléatoire " sont en général encadrées par celles des deux " pôles " cités plus haut.

L'évolution de la pratique du vélo

Depuis 3 ans, plus de 40% des personnes enquêtées déclarent utiliser de plus en plus le vélo et 50% environ n'a pas modifié ses pratiques : la tendance à Toulouse est une augmentation de l'usage du vélo. La minorité de personnes qui ont déclaré utiliser de moins en moins le vélo sont, pour environ la moitié d'entre eux, des personnes dont l'habitat, l'emploi ou la situation familiale ont été modifiés d'une manière défavorable à cet usage.

Les raisons majoritairement exprimées pour expliquer l'utilisation plus fréquente du vélo relèvent de deux catégories principales :

 Les raisons de la non utilisation du vélo

Les raisons avancées pour la non-utilisation du vélo sont prioritairement la sécurité, le vol des vélos et la pollution, mais un pourcentage significatif de personnes (> 20 %) font état de contraintes rédhibitoires qui relèvent de caractéristiques personnelles : longueur excessive des déplacements ; organisation familiale impliquant l'usage de la voiture.

Les raisons de l'utilisation du vélo

L'analyse des raisons qui justifient l'utilisation du vélo a principalement fourni les enseignements suivants :

 Les aménagements jugés très utiles ou utiles pour les vélos

On trouve dans l'ordre :

 La multimodalité

La multimodalité concerne 25 % de l'échantillon étudié. Les deux pratiques multimodales les plus répandues sont : d'une part d'emmener son vélo dans le train ; d'autre part de le laisser à proximité d'une station de métro.

Les équipements des vélos et des cyclistes

L'enquête révèle un sous-équipement en matière de dispositifs de sécurité sur les vélos : 46 % seulement des vélos utilisés en ville possèdent à la fois un éclairage, des réflecteurs et une sonnette. En outre, 8 % des vélos ne possèdent aucun de ces trois dispositifs de sécurité. Les écarteurs sont très peu utilisés, mais l'enquête ne permet pas de connaître les raisons de cette désaffection. L'enquête confirme que le casque est également très peu utilisé.

Les conditions de sécurité

Il y a une très forte sensibilisation aux problèmes de sécurité : 23 % des enquêtés ont été victimes d'un accident corporel à vélo et 45 % connaissent personnellement quelqu'un qui a été victime d'un tel accident. Mais la connaissance objective de l'accidentologie est faible : seuls 20 % des enquêtés connaissent l'ordre de grandeur du nombre de victimes annuelles à Toulouse et, en majorité, avancent une estimation majorée de ce chiffre.

90 % des cyclistes enquêtés estiment que les conditions de circulation à vélo en ville sont très dangereuses, ou assez dangereuses.

Au titre des équipements nécessaires pour améliorer la situation, les pistes cyclables sont très majoritairement considérées comme le remède le plus efficace, mais la nécessité d'assure leur continuité est mise en avant. Les réponses permettent d'identifier un certain décalage entre la perception qu'ont les cyclistes de l'efficacité (en matière de sécurité) des pistes cyclables d'une part et des bandes cyclables d'autre part.

Le stationnement des vélos et le vol des vélos

Le stationnement des vélos s'avère être une préoccupation très importante des cyclistes. Ce problème recouvre en fait trois volets différents :

 La pollution atmosphérique

La pollution atmosphérique est mise en avant à de nombreuses reprises dans les commentaires. Elle est considérée comme une gêne très sérieuse, ou assez sérieuse, par 80 % des enquêtés.

Appréciation sur les efforts entrepris à Toulouse en faveur des vélos

Environ 70 % des enquêtés sont tout à fait d'accord, ou assez d'accord avec l'affirmation selon laquelle des efforts sont faits à Toulouse, depuis quelques années pour favoriser l'usage du vélo.

Appréciation globale sur les conditions de circulation des vélos à Toulouse

65 % des cyclistes estiment que les conditions de circulation des vélos se sont améliorées à Toulouse depuis 3 ans. Cette opinion est partagée à plus de 65 % par les cyclistes membres d'une association.

Mais la situation actuelle n'est pas jugé satisfaisante : 39 % des cyclistes estiment que les conditions actuelles sont moyennes ; 49 % plutôt mauvaises, mauvaises ou très mauvaises, et 12% plutôt bonnes ou bonnes.

Les évolutions possibles dans la pratique du vélo

Parmi les personnes qui, actuellement, utilisent peu ou jamais le vélo, 47 % envisagent d'en augmenter l'utilisation à l'avenir, sous certaines conditions (au premier rang desquelles figure la sécurité).

Parmi les personnes qui sont déjà aujourd'hui des pratiquants du vélo, 58 % envisagent, avec certitude ou sous certaines conditions, d'effectuer plus de déplacements à vélo dans l'avenir qu'à l'heure actuelle

 

Patrick Olivero

CETE du Sud-Ouest / ZELT

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